Le charme obscur d’un continent

Coproduction Théâtre Populaire Romand, La Chaux-de-Fonds – Théâtre en Flammes

Le charme obscur d’un continent, crédit photographique Catherine MonneyLe charme obscur d’un continent, crédit photographique Catherine MonneyLe charme obscur d’un continent, crédit photographique Catherine MonneyLe Charme obscur d’un continent, crédit photographique Catherine MonneyLe charme obscur d’un continent, crédit photographique Catherine MonneyLe charme obscur d’un continent, crédit photographique Catherine MonneyLe charme obscur d’un continent, crédit photographique Catherine Monney

Texte: Händl Klaus
Traduction: Henri Christophe

Mise en scène: Denis Maillefer

Interprétation:
Jacqueline Corpataux
Valeria Bertolotto
Pierre-Isaïe Duc

Scénographe: Yangalie Kohlbrenner
Lumière: Laurent Junod
Son: Philippe de Rham
Costumes: Isa Boucharlat
Maquilleuse: Leticia Rochaix Ortis
Administration et communication: Catherine Monney
Le charme obscur d’un continentLe charme obscur d’un continent

2011

L’auteur :
Auteur de théâtre, comédien, cinéaste et prosateur, Händl Klaus (1969) vit à Port au bord du lac de Bienne, à Berlin et à Vienne.
Il a reçu plusieurs distinctions : Prix du meilleur premier film à Locarno en 2008
pour März, le prix Robert Walser (1995), le prix de littérature Rauris (1995), le prix du théâtre Welti décerné par la ville de Berne, meilleur jeune auteur dramatique de langue allemande en 2004, meilleur auteur dramatique de langue allemande en 2006.
Il a publié Le Charme obscur du continent, J’aspire aux alpes, Sauvages – L’homme aux yeux tristes et plusieurs autres textes non traduits en français.

Le texte :
Le texte est claquant. Du prosaïque, il dérive dans des régions absurdes et les images qu’il déclanchent créent un malaise à la fois comique, grinçant et touchant.
Une femme, Corinna, remet son appartement qu’elle a vidé et nettoyé à Joachim, son propriétaire. Très vite les dialogues quittent le registre du banal état des lieux et glissent vers des propos beaucoup plus inattendus, où il est question de chirurgie, d’autopsie ou plutôt d’anatomie, de botanique mais aussi d’un livre, d’un masque, des Tropiques et du Pérou.
Ce n’est pas tant les sujets mais surtout la complicité bizarrement évidente entre eux qui nous désarment et qui donne au texte un humour grinçant. Par la force de la langue, précise, rapide et net, le texte glisse et entraîne le lecteur dans une sensualité et une étrangeté auxquelles on ne peut échapper.

Un extrait :
(…)Joachim.- Avez-vous des objectifs, des enfants, dans le futur, Corinna.- hum. J’ai l’idée d’une chorale. Je veux fonder une chorale, pendant mes heures de loisir, Joachim.- une chorale, Corinna.- une chorale de femmes avec des dents éblouissantes, de belles rangées, comme limées, d’un blanc étincelant, oui, Joachim.- une chorale, Corinna.- de patientes que je soignerai, que j’aurai soignées. A cappella. J’ai hérité de mon père un don pour la musique, je crois, à ce qu’on dit, Joachim.- c’est certainement vrai. Corinna.- Quand j’allais à l’école nous jouions des morceaux pas trop durs, moi à la flûte, maman au violon et papa au piano. Joachim.- En famille donc. Corinna.- Nous nous sommes même produits devant des amis. La musique forme l’esprit, n’est-ce pas, Joachim.- a capella Corinna.- de vieux lieder, Bach, par exemple, Joachim.- Bach, Corinna.- Repos béni, Vergnügte Ruh’, Joachim.- Vergnügte Ruh’, Corinna.- oui, Joachim.- pendant vos heures de loisir, Corinna.- une chorale composée de patientes guéries. J’en rêve. Ainsi à ma façon, à côté des soins, j’apporterai comme on dit, Joachim.- hum, Corinna.- une aide au développement, Joachim.- oui. Je viendrai vous rendre visite, Corinna.- faites-le, Monsieur Hufschmied, Joachim.- oui j’en suis capable, Corinna.- volontiers, Joachim.- c’est sérieux, Corinna.- oui. Vous êtes cordialement invité. Venez, Joachim.- je le ferai, je veux pouvoir admirer votre œuvre, Corinna.- oui, Joachim.- les dents et la chorale. Corinna.- Nous vous offrirons un petit concert. Joachim.- J’apporterai du pain noir. Je vais me sentir seul ici. Corinna.- Oui. Je connais cela. Joachim.- On est planté là sans savoir comment continuer. Corinna.- mais il faut aborder les choses de manière pratique, Joachim.- oui Corinna.- moi je pratique la prophylaxie. Avec cette chorale, Joachim.- des leider familiers, au loin, Corinna.- en amont, je pare au mal du pays. Joachim.- Vous reviendrez, j’espère, Corinna.- oui. Joachim.- Ramenez aussi votre ami. Corinna.- Cher monsieur Hufschnied. Joachim.- Nous collectionnons les expériences. Corinna.- Oui, Joachim.- Tenez un livre pour vous, Corinna.- Foucault, Joachim.- vous connaissez déjà. Non une Danoise, Corinna.- ah, bon, Joachim.- la baronne Blixen du Danemark, Corinna.- ah, Joachim.- qui s’est installée au Kenya. Corinna.- Afrique, le charme obscur d’un continent. Joachim.- Vous verrez, ça se lit d’un trait. Corinna.- Merci monsieur Hufschmied, Joachim.- c’est un plaisir, vous ne le connaissez pas encore, Corinna.- le continent, Joachim.- le livre, (…)

Revue de presse et émissions TV

Händl Klaus s’entretient avec Frenkel Bernt

Le souffleur no 23  journal du Théâtre Populaire Romand, avec une présentation de Händl Klaus, un entretien avec Denis Maillefer, une interview d’Henri Christophe, traducteur de H. Klaus et quelques mots sur la photosynthèse

 Denis Maillefer s’entretient avec Pierre-Philippe Cadert

Journal du 12:45 à la TSR

Espace 2 – Zone critique Jean-Marie Felix, Marie-Pierre Genecand, Marc  Berman et Sophie Eigenmann débattent du Charme obscur d’un continent dès la 36ème minute

Voir un extrait vidéo


Extrait acte 1


Extrait acte 2


Extrait acte 3